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Thierry est zoologiste, spécialiste des espèces en voie de disparition. A 55 ans passés, il vit avec Judith, 24 ans, belle, désirable et auteur de livres de bain pour enfants.
Sur la terrasse de sa maison de campagne, Thierry se remet d’un malaise après un effort trop violent. A cette occasion, il s’interroge sur son avenir auprès de Judith, résolument trop jeune pour lui. Thierry a peur de gâcher sa vieillesse en restant avant une fille trop jeune. D’autant qu’il a revu Laurence, une zoologiste de 44 ans qui étudie la raréfaction des castors…On est tous prévenu qu’on va mourir, pas qu’on va vieillir.
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Actuellement au Théâtre Montparnasse, du mardi au samedi à 21h, matinée samedi à 18h.
Tel: 01 43 22 77 74

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Notes de mise en scène
des oiseaux et des hommes
Les albatros ont sur les humains l’avantage indiscutable de savoir voler et le douteux privilège de s’en tenir à une fidélité conjugale rigoureuse.
Il est vrai qu’une fois leur devoir familial accompli, les partenaires se séparent pour trois ans après s’être fixé un nouveau rendez-vous. Le jour dit, ils se retrouvent parmi des milliers de congénères qui se ressemblent entre eux autant que les fourmis japonaises de madame Cresson. Les amoureux se reconnaissent pourtant sans hésiter grâce à certains mouvements chorégraphiques spécifiques à chaque couple qui signalent aux danseurs qu’ils sont bel et bien destinés l’un à l’autre.
Heureux volatiles.
L’homme, quant à lui, en est réduit aux tâtonnements, essais, tentatives et tentations diverses, pour, après avoir cru trouver chaussure à son pied, voir son existence empoisonnée par cette question sans réponse : ne me serais-je pas trompé de partenaire ?
L’âge venant, l’un finit par déposer les armes définitivement (du moins le croit-il), une autre décide de les reprendre pour se remettre en quête, et le troisième, justement spécialiste des oiseaux (tiens !), quoique délicieusement accouplé avec la jeunesse, s’enfonce dans un abîme de réflexion. S’il sait depuis toujours que la vie est une aventure qui finit mal, il aurait bien aimé qu’on lui explique qu’avant de mourir, il lui faudrait vieillir, que l’amour d’une jeune femme de vingt-deux ans accuse encore plus les rides d’un quinquagénaire qu’une vilaine teinture capillaire, et que le combat contre le temps est le seul
qui soit perdu d’avance .
Ce qu’ignorent les heureux albatros.
Patrice Kerbrat
metteur en scène
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à mon avis
La pièce de Gérald Sybleyras est un costume taillé sur mesure pour Pierre Arditi. Ici, en proie à d'affreux doutes sur le bien fondé de sa
relation avec une femme beaucoup plus jeune que lui, il fait un festival en promenant sa belle cinquantaine désabusée sur la scène, virevoltant, pestant, apostrophant et doutant de tout...On en oublierait presque le propos un peu mince de la pièce pour n'en garder que la lègereté, celle d'un albatros par exemple planant au dessus de la vague.
Christian Dumont
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