…Nous sommes en 17, en hiver, presqu’à Noël.
Et Noël, c’est toujours une occasion d’être heureux. Être heureuses, ces femmes, ces infirmières, ces bénévoles, installées juste derrière les lignes de front, essaient de l’être de toutes leurs forces, de toute leur foi.Rien de plus vivant qu’un hôpital, parce que c’est là qu’on y défend chaque existence, c’est là qu’on y cultive l’espoir, c’est là, plus que partout ailleurs, que l’amour se mesure et s’éprouve.

 

 

 


Alors, elles vivent, ces femmes, elles agissent, elles luttent, elles s’amusent avec détermination de tout, d’elles-mêmes, de leurs drames, de leurs petits travers, de leurs folles espérances avec la certitude que demain sera beau et que, passés les orages, tout repartira ...comme en 14!... mais sans la Guerre.

 

La terrible époque de la guerre de 14/18 fourmille d’une multitude de petites chroniques où l’être humain a souvent fait preuve d’actes héroïques face à la barbarie qu’il avait lui-même provoquée. …Comme en 14! m’a séduit dans son rôle de mémoire collective. Dany Laurent témoigne d’une époque qu’on lui a racontée, les documents dont elle s’est servie, pour en savoir plus, l’ont conduite à s’engager pour le courage de ces femmes qui ont continué à vivre quand tout n’était que mort et anéantissement autour d’elles, qui en forçant la vie, ont su offrir à tous ceux qui souffraient, un sourire, un mot, une chanson. Des femmes qui face à l’horreur de l’incompréhensible ont voulu conserver malgré tout leur confiance en l’Homme.

Yves Pignot

 

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