Dans un monde où tout
évolue très vite, il devient difficile de trouver ses repérés. Mme Lycopus
se pose toutes ces questions, fondamentales ou futiles, et les pose
au Seigneur "responsable de nous". C'est donc un monologue cocasse,
inpertinent, intime, fragile ou cancanier qui va se créer devant nous.
La qualité du texte, son extravagance, sa folie, mais surtout sa sensibilité
sous-jacente m'ont tout de suit séduit. Sans parler de l'immense personnalité
de Marie Pierre Casey qui, dès quelle apparaît est un personnage à la
fois quotidien et hors du commun Elle ressemble à beaucoup de gens (c'est
ce qui la rend populaire), mais elle est unique (c'est ce qui fait qu'on
a envie de venir la voir). Renouer avec le monologue qui permet sous
couvert d’un personnage de dénoncer ou brocarder certaines valeurs établies
par la société, me réjouit. Bien sur il y a un second rôle, mais permet
d'aboutir le monologue intérieur mais très extérieur de Mme Lycopus.
C'est donc un moment de vérité, un regard sans indulgence sur notre
monde en mouvement, une réflexion sur les valeurs essentielles qui nous
régissent, et des interrogations qui ne sont pas seulement celles de
Mme Lycopus mais aussi les nôtres.
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Philippe
Rondest
(metteur en scène)
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Avec pour prétexte cette histoire de bigote
professionnelle prisonnière dans l'église de son village,
Marie Pierre Casey, ici à la fois auteur et saltimbanque, en
profite sournoisement pour faire rire avec les réflexions inquiètes
et révoltées d'une hilarante grenouille de bénitier
tout en nous parlant, sans agressivité ni vulgarité, de
solitude, de temps qui passe et qui dépasse.
Christian Dumont