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Les
Demoiselles d'Avignon
de Jaime Salom |

Barcelone 1895.
Une maison close de la rue d’Avignon.
Cinq jolies filles délurées tenues d’une main de fer par une matrone qui n’a pas froid aux yeux.
De l’autre côté un jeune artiste fauché, encore inconnu, passe son temps dans ce bordel : il s’appelle Pablo Picasso et avant de connaître la gloire quelques années plus tard à Paris, il va au fil de ses soirées arrosées y rencontrer l’amour.
C’est là que toute l’histoire va commencer. ..
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Note d'intention
Les demoiselles d’Avignon : un tableau et une pièce à la fois forts et symboliques.
La rue d’Avignon, rue parallèle à las remblas à Barcelone, qui va marquer Picasso à vie puisqu’il l’immortalisera dans son plus célèbre tableau « Les demoiselles d’Avignon ».
Cette pièce a fait le tour du monde, et a rencontré un véritable succès à chacune de ses adaptations : New York,, Mexico , Buenos Aires, Berlin…
Ce qui nous a donné avant tout l’envie d’amener cette pièce en France, c’est l’humanité des personnages. Nous avons été touchés par ces jeunes femmes qui travaillent dans un bordel et parviennent malgré tout à nous piquer au cœur. C’est la sincérité des ces personnages que nous avons souhaité retranscrire. Avec leur joie de vivre, leurs pleurs, leurs rires, dans un univers certes difficile mais haut en couleur et dont le fond nous touche et nous emporte.
Et évidemment, Pablo Picasso si touchant dans sa jeunesse bohème avant de devenir l’un des plus grands peintres du monde.
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Note de mise en scène
BORDEL ! Les demoiselles ont 100 ans…
Juillet 1907, Picasso qui est dans sa vingt-sixième année achève sa célèbre peinture :
“Les Demoiselles d’Avignon”.
Avant son exécution, Picasso va réaliser dans ses carnets d’études près de 700 dessins, c’est dire à quel point son œuvre avait pour lui de l’importance. Comme il a toujours été un visionnaire, il comprend à quel point ses demoiselles vont être comme une charnière qui permettra de tourner une des pages les plus importantes de l’art moderne.
À partir de maintenant, il y aura la peinture d’avant “Les Demoiselles” et celle d’après.
Lorsqu’il peint sa toile Picasso n’a qu’un but, trouver une nouvelle figuration, rompre avec le passé, toujours se remettre en question. Telle pourrait être sa devise.
Jaime Salom, l’auteur espagnol de la pièce « Les Demoiselles d’Avignon » s’appuie sur cette vérité historique et nous entraîne en 1899 dans le bordel de la rue d’Avinio à Barcelone.
C’est l’univers de ce lieu au travers des illusions et désillusions de ces femmes de joie, sur fond de guerre et d’anarchie à la veille du 20éme siècle que nous vous proposons de découvrir…. Picasso a alors 20 ans, et son appétit de grandeur et de femmes est déjà débordant….
La mise en scène se veut enlevée, drôle, piquante, à la hauteur de ces personnages hauts en couleurs.
Cette comédie historique oscille à chaque instant entre rires et pleurs, dans un décor unique de Nicolas Sire, un lieu clos voulu comme une bonbonnière où seuls les bruits de la rue et des dangers de l’époque nous parviennent….
Les costumes du créateur Valérian H nous replongent avec joie dans l’ambiance des bordels de l’époque: de la transparence, des guêpières, des porte jarretelles et des robes extravagantes aux décolletés aguichants….
Une musique chaude et torride et les lumières tamisées de Laurent Béal accompagnent l’ensemble que nous avons voulu aussi proche et réel que possible….
Cette pièce jouée et récompensée dans le monde entier s’arrête enfin à Paris….Que ces « Demoiselles » exposées aujourd’hui au Moma de New York s’installe un long moment « Rue de la Gaité » à Paris…..pour notre plus grand plaisir….
Jean Pierre Dravel et Olivier Macé
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à mon avis
Les demoiselles d'Avignon conte l'histoire de celles qui ont inspiré le célébrissime tableau soit les prostitués d'un bordel de Barcelone fréquenté par un certain Pablo Picasso, artiste alors inconnu et sans un sou.
C'est chaud à tout point vue, à cause bien sûr des affolantes tenues des jeunes prostituées , des dialogues parfois crus, du rouge cramoisi du décor baigné par de somptueux éclairages qui lui donnent l'irréalité d'un écrin, mais également à cause des évènements qui grondent à l'extérieur et semblent s'arrêter à la porte de cette maison comme pour en protéger ses occupants.
Mais dans ce microscosme observé à la loupe flotte aussi une délicieuse lègereté, avec un Pablo Picasso bouffon, sautillant , bourré et bourrant à tout va, débordant de jeunesse, qui fait entrer un tourbillon d'air frais, de brefs instants de joie là où la vie est subie et l'avenir sombre. Le tout est rythmé par une mise en scène dynamique et servi par une réjouissante distribution.
Christian Dumont
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