theatresenscene

 

A mon avis

1912. En pleine " Belle Epoque " heureuse, Flers et Caillavet, duettistes du verbe aujourd’hui quelque peu oubliés de la IIIe République, écrivent " L’HABIT VERT " à la fois vaudeville satirique et comédie de mœurs où l’on se moque des travers du grand monde et plus particulièrement des académiciens.

La mécanique certes met un peu de temps à démarrer, on prend du temps (beaucoup) pour installer situations et personnages, on parle, on parle… puis la machine prend de la vitesse, on s’agite, les portes claquent et les rires fusent jusqu’au dénouement nous laissant, au travers de ce carnaval grotesque, la peinture d’une époque encore insouciante d’une catastrophe imminente.

Parmi la nombreuse distribution on notera la formidable et hilarante composition de Philippe Lebas en Hubert de Latour, homme du monde...

Christian Dumont

L'Habit vert

 

" C'est le ton de la nation; si les français perdent une bataille, une épigramme les console; si un nouveau impôt les charge, un vaudeville les dédommage."

Carlo Goldoni

 

Vaudeville en quatre actes
de Robert de Flers
et
Gaston de Caillavet

Création : Les Athévains

Mise en scène : Anne-Marie Lazarini

Avec : Bruno Andrieux, Jacques Bondoux, Irène Chauve, David Fernandez, Claude Guedj, Philippe Lebas, Isabelle Mentré, Dimitri Radochévitch, Andréa Retz-Rouyet, Marc Schapira, Geneviève Yeuillaz.

L'amant de la Duchesse se marie et le Duc de Maulévrier ne trouve aucun candidat pour l'Académie Française qu'il préside. Hubert de Latour-Latour sera-t-il le nouvel amour? Deux ans avant la guerre de 1914, la vanité et l'insouciance de ce monde déchaînent les rires. L'Habit Vert
 

Note d’Anne Marie Lazarini
metteur en scène

Il y a d’abord un " ton " Flers et Caillavet : l’esprit acéré, l’entrain ravageur, l’humeur joyeuse mais satirique. Un ton certes badin, mais qui égratigne et met à nu ; le ton de qui sait parfaitement que " le tact de l’audace, c’est de savoir jusqu’où on peut aller trop loin " comme l’écrit plaisamment Jean Cocteau. Sous l’amabilité perce une noirceur plus inquiétante : on brocarde férocement les institutions, les plus hautes institutions de l’état avec une belle liberté d’esprit. Moralistes sans prétention ? Sans doute, mais la qualité de leur observation, leur regard frondeur sur les désordres du siècle sont saisissants.

 

Reprise le 6 Février 2001
01 43 56 38 32
Théâtre Artistic Athévains
45 bis rue Richard Lenoir 75011 PARIS    

 

 

[A l'affiche] [Jeune Public] [Galerie] [Festivals]
[Ecrivez-moi] [Liens Théâtre] [A propos] [Archives] [Infos]